Que dirais-tu si un jour, si une nuit, un démon se glissait jusque dans ta solitude la plus reculée et te dise : « Cette
vie, telle que tu la vis maintenant et que tu l'as vécue, tu devras la vivre encore une fois et d'innombrables fois ; et il n'y aura rien de nouveau en elle si ce n'est que chaque douleur et chaque
plaisir, chaque pensée et chaque gémissement, et tout ce qu'il y a d'indiciblement petit et grand dans ta vie, devront revenir pour toi et le tout dans le même ordre et la même succession - cette
araignée-là également, et ce clair de lune entre les arbres, et cet instant-ci et moi-même. L'éternel sablier de l'existence ne cesse d'être renversé à nouveau - et toi avec lui ô grain de
poussière de la poussière ! »
F.N. Le gai savoir, livre IV, paragraphe 341.
L'éternel retour? Une dynamite. Nietzsche exprime ainsi la quintessence de l'amour de la vie. Il n'y a pas de paradis, il n'y a que la terre, le monde
métaphysique n'est qu'une illusion. Alors toi, comment peux-tu réagir face à ce démon? Soit c'est l'ivresse qui t'emporte, soit l'angoisse... Es-tu donc prêt à admettre la transmutation des
valeurs? Es-tu prêt à être athée au sens de Nietzsche? Es-tu prêt à affronter le nihilisme?
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Viens, viens, et tu verras mon monde dionysiaque, prophétique. Mon esprit était une tragédie morbide, soudain, Dionysos joua de ma passion, et Apollon, éphèbe divin, sculpta mes émotions en Vénus érotique et criminelle. J'étais un homme parmi les hommes... maintenant, je suis un verbe explosif, une dynamite expressive.